Réel, imaginaire pur - Corrigé

Modifié par Clemni

Énoncé

Déterminer tous les entiers nN tels que :

1. le nombre (1+i)n soit un imaginaire pur ;

2. le nombre (2i)n  soit un imaginaire pur de partie imaginaire négative ;

3. le nombre (3i)n soit un réel positif ;

4. le nombre (1+i3)n soit un imaginaire pur de partie imaginaire négative.

Solution

1. On a : |1+i|=12+12=1+1=2   et donc
1+i=2(12+i+12)=2(cosπ4+isinπ4)=2eiπ4.
Ainsi, pour tout nN ,
(1+i)niRarg((1+i)n)π2 [π]narg(1+i)π2 [π]nπ4π2 [π]n2 [4]
donc (1+i)n  est un imaginaire pur si et seulement si, n=2+4k avec kN .

2. On a 2i=2eiπ2=2eiπ+iπ2=2e3iπ2 donc pour tout nN ,
(2i)niR et Im((2i)n)0arg((2i)n)π2 [2π]narg(2i)π2 [2π]3nπ2π2 [2π]3n1 [4]3n3 [4]n1 [43]
Or, pour kN 1+43kNk=3k  avec  kN .
Finalement, (2i)n  est un imaginaire pur de partie imaginaire négative si, et seulement si, n=4k+1 avec kN .

3. On a : |3i|=(3)2+(1)2=3+1=4=2   et donc
3i=2(3212i)=2(cosπ6+isinπ6)=2eiπ6.
Ainsi, pour tout nN ,
(3i)nR  et Re((3i)n)0arg((3i)n)0 [2π]narg(3i)0 [2π]nπ60 [2π]n0 [12]
En conclusion, le nombre (3i)n est réel de partie réelle positive si, et seulement si, n=12k avec kN .
4. On a : |1+i3|=12+(3)2=1+3=4=2  et donc  1+i3=2(12+i32)=2(cosπ3+isinπ3)=2eiπ3.
Ainsi, pour tout nN
(1+i3)niR  et  ((1+i3)n)0arg((1+i3)n)π2 [2π]narg(1+i3)π2 [2π]nπ3π2 [2π]n32 [6]
ce qui est impossible, car nN .
En conclusion, le nombre (1+i3)n n'est jamais un imaginaire pur de partie imaginaire négative, quelle que soit la valeur de nN .

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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